Pourquoi l'automne est un pic pour les tiques
Les tiques sont actives dès que la température dépasse environ 7 à 8°C, avec une préférence pour un air humide. Le printemps est le pic le plus connu, mais l'automne recrée souvent des conditions similaires : des sols encore chauds, une pluviométrie qui remonte après l'été, et une végétation qui n'a pas toujours été entretenue. Selon les données du secteur vétérinaire, de nombreux cas de piroplasmose sont diagnostiqués entre septembre et novembre, preuve que la vigilance ne doit pas s'arrêter à la fin de l'été.
Les maladies transmises par les tiques
• La piroplasmose (babésiose) : transmise en quelques dizaines d'heures d'attachement de la tique, elle détruit les globules rouges du chien et peut évoluer très vite (fatigue intense, urines foncées, fièvre). C'est une urgence vétérinaire.
• La maladie de Lyme (borréliose) : plus insidieuse, elle peut provoquer des douleurs articulaires, de la fatigue chronique et, plus rarement, des atteintes rénales.
• L'ehrlichiose et l'anaplasmose : moins connues du grand public, elles touchent aussi bien le chien que, plus rarement, le chat, avec des symptômes parfois discrets au départ.
Le bon réflexe après chaque promenade reste d'inspecter minutieusement le pelage de votre animal — autour des oreilles, entre les coussinets, sous les aisselles — et de retirer toute tique dès sa découverte à l'aide d'un tire-tique, sans tirer d'un coup sec.
Puces : le retour discret mais tenace
Les puces profitent elles aussi de la douceur automnale, et surtout du retour au chauffage intérieur qui leur offre un environnement stable toute l'année. Une seule puce peut pondre plusieurs dizaines d'œufs par jour, qui se dispersent dans la maison bien au-delà du pelage de l'animal. Un traitement uniquement « à la demande » suffit rarement : la prévention régulière, chien comme chat, reste la meilleure stratégie, y compris pour les animaux qui ne sortent jamais mais vivent avec un autre animal qui, lui, sort.
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